Valorisation de l’artisanat camerounais : Douala 3e moissonne les retombées de l’accompagnement et de l’encouragement de ses acteurs
Les artisans de Douala 3e ont présenté, le 19 août 2026, les prix qu’ils ont remportés lors de leur participation à l’édition 2026 du Salon international des artisans du Cameroun (Siarc). Sous la conduite de la déléguée départementale pour le Wouri, Agnès Ntou’ou, la délégation a saisi l’occasion pour formuler quelques doléances à l’endroit du maire Valentin Epoupa Bossambo.
Au 3e étage du nouvel immeuble de l’hôtel de ville de Douala, il se dégage, au propre comme au figuré, un beau parfum. Au propre, en raison des belles senteurs et, au figuré, du fait de la bonne ambiance qui règne entre les occupants de la salle de réunion. C’est en ce début de soirée du mercredi 19 août 2026 que les artisans de l’arrondissement de Douala 3e ont choisi de venir présenter au maire Valentin Epoupa Bossambo leurs « Prix spécial » et « 1re meilleure œuvre en machinerie et outils ». Ces deux lauriers ont été glanés au Siarc, dont la 9e édition s’est tenue du 27 juillet au 5 août 2026 au Musée national, à Yaoundé.

Pour conduire cette délégation constituée d’une douzaine de membres, rien de moins que la déléguée départementale pour le Wouri des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, Agnès Ntou’ou. « Durant le déroulement du Siarc, monsieur le maire a déplacé ses collaborateurs, qui ont été avec les artisans de Douala 3e. Ils sont donc venus présenter leurs prix et dire merci au maire pour son accompagnement continuel », martèle l’autorité administrative.
L’accompagnement continuel auquel la patronne de la PME du département fait allusion repose sur les nombreuses initiatives de la mairie à l’endroit des artisans. Tenez, par exemple : l’esplanade de l’hôtel de ville de Douala 3e abrite régulièrement des foires artisanales où le « made in Cameroon » est valorisé. Chaque fois que le magistrat municipal est sollicité pour le financement d’une activité organisée pour/par les « seigneurs de l’artisanat », il donne son accord et le concrétise le moment venu. Ce qui fait dire à Agnès Ntou’ou que « le maire Valentin Epoupa Bossambo est un homme de parole ».
On le sait bien : « Qui dit merci demande encore. » C’est certainement fort de ce proverbe qu’au nom de ses pairs, Florence Minelle Ekallè Manock a formulé quelques doléances. « Nous souhaitons avoir un espace pour pouvoir faire des expositions régulièrement. Nous voulons aussi un espace pour une galerie. Nous aimerions être impliqués dans toutes les activités d’envergure de la mairie, en commençant, par exemple, par l’inauguration annoncée (d’ici fin octobre 2026, NDLR) du nouveau joyau abritant les services de la mairie », plaide-t-elle.

Douala 3e, par la voix de son maire, les a félicités pour leurs prix. Il s’est aussi montré émerveillé par un tableau fait de matériaux locaux et qui lui a été remis. Valentin Epoupa Bossambo a, par la suite, révélé à ses visiteurs du soir que l’entretien de l’immeuble de la mairie se fait avec le concours de leurs produits. Il a ensuite expliqué que « promouvoir l’artisanat rentre dans le champ des compétences transférées, de par la loi, aux collectivités territoriales décentralisées ». Une belle manière de dire aux artisans de Douala 3e que leurs doléances ont trouvé une oreille attentive… et légale. Qui dit mieux ?
Eric François Bekolo







