Solidarité urbaine : Douala saisit l’occasion de la journée internationale des veuves pour accentuer son action à l’endroit de cette couche sociale
L’exécutif communautaire de la ville de Douala qui déjà facilite l’autonomie financière des veuves, a ce mardi 23 juin 2026, offert des produits de 1ère nécessité et des ustensiles à 200 d’entre elles. Le geste de cœur posé sous la houlette de la 5e adjointe au maire de la ville, Marie Adzogo, intervient à l’occasion de l’édition 2026 de la journée internationale consacrée à celles qui ont perdu leur tendre moitié.
L’édition 2026 de la Journée Internationale des veuves n’est pas passée sous silence dans la métropole économique. L’exécutif a saisi l’opportunité de cette célébration, pour redonner du sourire à ces femmes qui sont très souvent marginalisées. La délégation que conduit la représentante du maire de la ville, par ailleurs 5e adjointe, Marie Adzogo a choisi l’Hôpital Général de Douala, pour ce faire. Un geste de solidarité qui touche veuve Evelyne : « Ma belle-famille m’a abandonnée depuis la mort de mon mari. Voir qu’on prend soin de nous ainsi me donne les larmes aux yeux ».

Pour matérialiser cette solidarité, l’exécutif communautaire a procédé à une distribution massive de kits de première nécessité, comprenant du riz, de l’huile, des ustensiles de cuisine, des seaux et des savons. Cette initiative vise directement à redonner le sourire à ces femmes souvent marginalisées et spoliées. L’autorité municipale réaffirme ainsi que la veuve est une citoyenne à part entière, placée au centre des priorités sociales et solidaires de la communauté urbaine.
Au-delà de l’aide ponctuelle, la municipalité mise sur une insertion durable à travers le programme « Women Douala Clean City ». Constitué à 75 % par les veuves de la ville, ce projet leur permet de s’autonomiser financièrement tout en assurant la propreté et l’attractivité des artères de Douala. Cette approche structurante transforme ces femmes autrefois vulnérables en actrices majeures du développement urbain, offrant une réponse économique concrète au cri de cœur des mères de famille monoparentale qui luttent au quotidien pour leur progéniture.

Ce combat est soutenu sur le terrain par le « Cercle des veuves et orphelins de Douala », fondé en 2009 par la veuve Elisabeth Rosalie Nkoue Bikwé. Déployée dans tous les arrondissements, cette association de confiance sert de pont juridique et administratif indispensable entre les autorités et les veuves face au besoin d’aide et persécutions des belles-familles. En présence du représentant du sous-préfet de Douala 5e, des chefs traditionnels et religieux, l’engagement collectif a démontré qu’aucun abus ni spoliation ne devrait plus rester impuni dans la métropole économique.
En pérennisant ce partenariat institutionnel et associatif, Douala dessine les contours d’une cité plus juste et inclusive. L’avenir de ces milliers de femmes dépend désormais de la pérennisation de ces programmes d’autonomisation, afin que le statut de veuve ne soit plus jamais synonyme de précarité ni d’exclusion sociale.
Téclaire Yetna








