Reconstruction de l’axe Ngaoundere-Garoua : les jalons pour un démarrage des travaux sont posés
Au 25 mai 2026, le chantier de reconstruction du tronçon reliant le Pont Salah à l’entrée du village Ouro Andre franchit une étape décisive. Avec l’installation quasi terminée de la centrale de concassage et une logistique robuste, l’entreprise CFHEC consolide les bases opérationnelles nécessaires à la réhabilitation rapide de ces 56 km stratégiques.
Le chantier de 56 km, situé sur l’itinéraire reliant Ngaoundere à Garoua, témoigne d’une dynamique de travaux soutenue. En ce mois de mai 2026, l’entreprise CFHEC a finalisé l’installation de sa base-vie à 95 % et termine l’équipement de sa carrière. Ce déploiement technique, soutenu par une cinquantaine d’engins et près de 90 agents, pose les fondations concrètes d’une infrastructure routière moderne, essentielle pour désenclaver cette zone et fluidifier le transport des biens et des personnes.

L’efficacité de cette mobilisation repose sur une planification rigoureuse des études d’exécution. Après avoir achevé les levés topographiques sur l’intégralité du tracé, les équipes techniques s’attèlent désormais aux analyses géotechniques en collaboration avec le LABOGÉNIE. La réalisation d’une planche d’essai de compactage, située au Pk 2+250, confirme la volonté de l’entreprise de respecter les normes de construction les plus exigeantes. Ces étapes préalables garantissent la durabilité de la chaussée à venir, tout en assurant une meilleure résilience du bitume face aux contraintes climatiques locales.
Sur le plan administratif, la dynamique est également bien réelle. L’autorisation d’exploitation de la carrière, délivrée le 12 mai 2026 par le Ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, constitue un levier majeur pour la production de granulats. Bien que l’entreprise soit en attente de l’autorisation d’achat des explosifs pour entamer le concassage industriel, la préparation du site est avancée à 90 %. Ces avancées administratives et opérationnelles prouvent la cohérence de l’engagement des différents acteurs publics et privés pour livrer cet axe routier dans les meilleurs délais.

Le Maître d’ouvrage a néanmoins souligné la nécessité d’intensifier les mesures de maintien de la circulation durant la phase active des travaux. Cet impératif de fluidité constitue le prochain défi pour l’entreprise CFHEC. En concrétisant ses engagements techniques, cette initiative renforce l’attractivité économique et facilite les échanges interurbains, confirmant ainsi le rôle central de cet aménagement pour le développement des territoires traversés entre Ngaoundere et Garoua.
Yolande T







