Gouvernance participative: Le maire de la ville Douala, Dr Roger Mbassa Ndine fait le point de la politique entrepreneuriale de la CUD au profit des jeunes et discute avec eux des axes de développement de la métropole économique
Ce lundi 26 octobre 2026, le Palais de la Culture Sawa a accueilli la Journée d’échanges entre le Maire de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, et plus de 2 000 jeunes issus des six arrondissements que compte le département du Wouri. Un dialogue direct axé sur l’emploi, la salubrité, la mobilité et la construction d’une ville inclusive.
Dans une ambiance conviviale et franche, des jeunes venus de tous les arrondissements et des responsables d’associations ont échangé avec le Maire de la ville, afin de trouver ensemble des solutions idoines pour Douala. Au-delà des préoccupations soulevées, des recommandations ont également été egalement formulées, rendant le moment plus interressant.« C’est un honneur de participer au développement de la ville à travers cette plateforme. J’espère que nos doléances ont été entendues, sinon c’était une belle initiative », confie Joseph, de l’Association des jeunes Centre, Sud, Est.

Après le discours de remerciements prononcé en ouverture par Junior Ambassa, président départemental du Conseil national de la jeunesse camerounaise (CNJC), la parole a été donnée tour à tour aux représentants des différentes communautés. Prenant la parole au nom des étudiants de l’Université de Douala, Teddy Folefack a dressé la liste des difficultés du quotidien : le mauvais état des routes, l’insalubrité, le manque d’eau potable et l’absence d’un siège pour l’infirmerie. Il a également pointé du doigt l’accès très limité aux stages et au recrutement. Pour améliorer la mobilité urbaine, il a recommandé d’étudier la mise en place d’un service de bus dédié, chargé d’assurer le ramassage et le dépôt des étudiants dans les différentes zones de la ville.
Martial Zeukeng, représentant des personnes en mobilité réduite, a placé au cœur de ses préoccupations l’emploi, la formation professionnelle, l’entrepreneuriat et l’accès aux places dans les marchés publics. Il recommande des dispositifs favorisant l’emploi et les stages de vacances, des formations pratiques pour gagner dignement sa vie, un appel aux entreprises à recruter davantage, ainsi que la gratuité ou la réduction des tarifs de transport. Le maire inscrit la rencontre dans la gouvernance participative : « Nous ne pouvons pas diriger la ville de Douala sans ses habitants. » Il rappelle les opportunités de la CUD pour la jeunesse notament Occupation-Jeunes pour apprendre les métiers de la ville, emplois temporaires rémunérés, stages de vacances, recrutement récent d’agents et bourses de recherche. Pour les personnes handicapées, il cite le Centre multifonctionnel de Bépanda, où plus de 500 personnes ont été formées depuis 2021 en informatique, cuisine, couture, art plastique…

Le bilan présenté à la jeunesse repose sur des chiffres précis : plus de 500 jeunes recrutés à la CUD, plus de 10 000 bénéficiaires d’Occupation-Jeunes, plus de 500 jeunes formés aux métiers de la ville, plus de 2 400 bénéficiaires du programme Ambassadeurs du Bon Urbain et plus de 10 000 stages académiques et scolaires accordés. Une vidéo des réalisations a aussi illustré les réalisations dans les secteurs de la santé, de la mobilité, de l’éclairage public, de l’éducation et de la salubrité. La rencontre a également abordé le problème récurrent des commerçants et de l’incivisme. Face à l’occupation anarchique de l’espace public, le Maire s’est dit ouvert au dialogue avec les commerçants récalcitrants pour trouver des voies de sortie concertées.
Sur le plan sanitaire, l’exécutif municipal a rappelé le déploiement de régisseurs et la réorganisation de la collecte des déchets : les bacs à ordures sont désormais implantés à l’intérieur des marchés et retirés des trottoirs. Au-delà des urgences sociales et logistiques, la municipalité projette la cité dans la modernité technologique. Le Maire a vivement exhorté la jeunesse à s’approprier les outils de l’intelligence artificielle et du numérique pour faire du projet « Douala Smart City » une réalité concrète. Cet appel vise à transformer la jeunesse en force de frappe technologique, capable de proposer des solutions innovantes aux défis d’éclairage public, de mobilité et de gestionnaires urbaine.

Entre doléances exprimées et engagements pris, cette rencontre a rappelé qu’une ville de 4,5 millions d’habitants ne se construit pas sans sa jeunesse. Reste à transformer ce dialogue en actions concrètes, pour que Douala, ville inclusive et connectée, soit demain l’œuvre de tous ses enfants.
Teclaire Yetna







