Embellissement urbain : L’exécutif communautaire de Douala promet qu’à partir de novembre 2026, Douala va progressivement recouvrer son attrait
Le Dr Mbassa Ndinè a fait cette promesse le jeudi 22 octobre 2026, lors d’une session ordinaire du Conseil de la Communauté urbaine de Douala consacrée au niveau d’exécution du budget de l’exercice 2026 au 30 septembre 2026, ainsi qu’à la planification de 2027. Réhabilitation des routes, enlèvement des ordures et lutte contre le désordre urbain figurent au rang des priorités.
Le climat socio-économique de la ville de Douala est à l’image de celui des autres villes. Pour le dire de manière précise et laconique, il est difficile. Au 30 septembre 2026, les chiffres font état d’émissions de recettes de 72,57 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 78,75% de la prévision annuelle totale. Quant aux dépenses, les engagements se sont élevés à 42 milliards de francs CFA et ont donné lieu à un montant total d’ordonnancements de près de 35,67 milliards de francs CFA et de règlements de 32,66 milliards de francs CFA.

Cette brève performance financière, que le maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, juge insatisfaisante, a été présentée au Palais de la Culture Sawa, le jeudi 22 octobre 2026, lors d’une session ordinaire du Conseil de la Communauté urbaine de Douala. L’instance a également permis de se pencher sur deux maux qui menacent la beauté du paysage urbain de la métropole économique. D’abord, l’état de ses routes qui sont, pour la plupart, parsemées de nids-de-poule, quand elles ne sont pas totalement dégradées. Le mal est si criant que même certains axes routiers du quartier administratif de Bonanjo, des quartiers résidentiels comme Bonapriso et Logpom, ainsi que des zones industrielles de Bassa et Bonabéri, ne sont pas épargnés.
À ce piteux état de la voirie urbaine de la métropole économique, il faut ajouter celui des ordures ménagères. Un peu partout, on trouve des tas, au point de laisser penser que chaque quartier, chaque artère de la ville de Douala, a sa décharge. Par endroits, ces déchets de tous genres disputent la chaussée aux usagers et obstruent le passage des eaux de pluie, avec pour conséquence la survenue d’inondations.
Au sujet de l’état actuel de la voirie urbaine, le chef de l’exécutif communautaire a d’abord expliqué que cela est la conséquence de la longue saison des pluies qui tarde à prendre fin. Puis il a promis que, dès novembre 2026, les travaux de réhabilitation des routes seront lancés. Selon le premier magistrat de la ville, les critiques liées aux routes de Douala cesseront en janvier, avec la construction de 12 kilomètres de chaussée dans le cadre du projet BRT. Dans l’une comme dans l’autre annonce, l’édile a promis de veiller à la durabilité des ouvrages livrés. Quant aux tas d’immondices qui encombrent la métropole, le Dr Roger Mbassa Ndinè estime que « les deux entreprises (Hysacam et Genelcam, Ndlr) en charge de la collecte des ordures ménagères éprouvent des difficultés à assurer un service à la hauteur de leurs engagements contractuels ».

Si la réhabilitation, l’aménagement ou la construction des routes et l’enlèvement des immondices constituent la trame de fond des chantiers à venir dans la ville de Douala, bien d’autres vont s’y greffer. On peut ainsi évoquer l’éclairage public en « quantité et en qualité », pour reprendre les termes du Dr Roger Mbassa Ndinè. Il faut également y ajouter l’intensification de la lutte contre le désordre urbain qui, décidément, a la peau dure. Si l’exécutif communautaire mène à bien ces différents projets, il redonnera à Douala cet attrait tant espéré, mais qui lui fait défaut.
Ingrid Mbalmog







