Gouvernance participative : Le maire de Douala 3ème échange avec ses administrés
La salle des actes de la mairie de Douala 3e a abrité un dialogue direct et sans fard ce mardi 23 juin 2026. Cette journée d’échanges a permis au maire Valentin Epoupa Bossambo de s’asseoir à la même table que ses populations pour repenser ensemble l’avenir de la municipalité.
Portée avec le soutien de l’ONG Un Monde Avenir, cette table ronde a réuni les représentants de près de 60 communautés de l’arrondissement de Douala 3e. L’idée derrière cette rencontre est simple mais cruciale : briser la distance traditionnelle entre les citoyens et les décideurs. En ouvrant ainsi les portes de l’institution, la mairie fait le choix d’une gestion de proximité où chaque aménagement futur colle enfin aux réalités vécues.

Cette concertation prend tout son sens dans le processus actuel de décentralisation, qui exige d’impliquer plus fortement la population dans les affaires publiques. Durant les débats, ce sont les jeunes qui ont porté la voix de leurs quartiers, exposant sans détour les difficultés quotidiennes. Devenus les porte-parole légitimes de leurs communautés, ils ont partagé avec le magistrat municipal leurs attentes prioritaires, qu’il s’agisse d’un accès digne aux services sociaux de base, d’infrastructures de loisir ou d’une amélioration globale de leur cadre de vie.
Bien plus qu’un simple exercice d’écoute passive, ce rendez-vous a posé les jalons d’un cadre permanent d’expression et de redevabilité sociale pour les élus locaux. Les discussions ont d’abord permis un partage transparent d’informations sur les actions de la mairie, suivi d’une présentation claire des projets publics déjà réalisés sur le terrain. En retour, la collecte directe des préoccupations des administrés garantit que les politiques publiques locales ne seront plus pensées en vase clos, mais dictées par les aspirations réelles et urgentes de la base.

Pour Valentin Epoupa Bossambo, cette démarche inclusive est essentielle pour restaurer la confiance entre l’administration et les habitants de Douala 3ème. L’initiative de l’ONG Un Monde Avenir montre qu’en donnant un espace de parole prioritaire à la jeunesse, on fortifie la gouvernance locale. En responsabilisant chaque citoyen, la commune s’assure que les investissements communautaires seront mieux protégés, mieux valorisés et pleinement intégrés par ceux qui les utilisent au quotidien dans les différents quartiers de l’arrondissement.
En plaçant la concertation au centre de sa feuille de route, Douala 3ème prouve que la modernisation d’une ville ne se décrète pas d’en haut, mais se construit sur le terrain. Cette alliance entre la société civile et l’exécutif local pose les bases d’une gouvernance humaine, où le citoyen devient le premier acteur du développement.
Yolande T






