Salubrité urbaine : La CUD équipe onze associations locales pour nettoyer les quartiers de la ville
Pour la journée mondiale de l’environnement 2026, la Communauté Urbaine de Douala a mobilisé la société civile face à l’insalubrité. Ce 5 juin 2026, à l’immeuble Pochard, les adjoints au maire ont remis des équipements de nettoyage à onze associations pour impulser une dynamique de salubrité participative.
La préservation de la propreté dans la capitale économique camerounaise devient véritablement l’affaire de tous. Portée par le Maire de la ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, cette dotation vise à transformer la gestion des déchets à l’échelle des quartiers. Co-présidant l’événement, Adzogo Dine martèle l’urgence collective : « Il n’est plus question de parler de communes propres, mais bien de toute la ville de Douala propre ».

Pour concrétiser cette vision, la municipalité a fourni 33 brouettes, 33 pelles, 55 balais, 44 paires de bottes et 77 gilets. Ce matériel ciblé outille directement les comités de quartiers et organisations citoyennes comme Glow Up ou Eco-Responsible Cam. Ces équipements permettront d’optimiser la pré-collecte des déchets dans les zones populaires, là où le service public peine parfois à s’engager. L’autorité urbaine mise ici sur une logistique concrète pour autonomiser les initiatives locales.
L’implication de structures variées, des Jeunes Dynamiques de Nyalla Haoussa au Comité du Village Bonamoukouri, illustre un virage managérial majeur. La direction de l’Environnement, sous l’égide de M. Ekotto Simon et du Dr Roger Njitchoua, n’envisage plus la propreté sous le seul prisme institutionnel. En transformant les habitants en premiers acteurs de leur cadre de vie, la mairie responsabilise les leaders communautaires et les médias. Les citoyens deviennent des relais indispensables de sensibilisation.

Sur le terrain, la satisfaction des récipiendaires valide cette stratégie de co-gestion. Pour Mme Jemea Mpome Esther Gisèle, représentante de l’association Mwanja Mwa Belle-Belle, cet appui valorise un travail quotidien difficile. Quant à M. Nelle Nelle Franck, du village Bonamoukouri, il promet un usage à bon escient pour assainir sa localité. Cette reconnaissance renforce le lien de confiance entre l’institution et la population, consolidant ainsi la durabilité de l’action environnementale.
En équipant ses forces vives, Douala jette les bases d’une métropole saine et attractive. Cette célébration de 2026 prouve que la bataille de la propreté urbaine se gagnera d’abord au cœur des quartiers. L’éco-citoyenneté locale n’est plus une simple théorie, elle est désormais une réalité en mouvement.
Ingrid Mbalmog







