Coopération patrimoniale : Une délégation américaine en visite au musée des civilisations du Cameroun à Dschang
Dans le cadre du programme international « Cultural Heritage Forward », le Musée des Civilisations du Cameroun à Dschang a reçu, ce lundi 24 août, une équipe de muséologues américains venus du National Museum of African Art. Un rendez-vous placé sous le signe de la coopération culturelle entre les deux villes.
Tout est parti d’une lettre adressée le 11 août dernier au maire de Dschang, Émile Temgoua par Ashley Jehle, conservatrice au sein de l’institution Smithsonian. L’édile a réservé un accueil chaleureux à cette délégation, reçue dans la Salle des Actes de l’Hôtel de Ville pour une séance de travail consacrée aux grands défis que rencontrent les musées aujourd’hui : gestion des collections, provenance des œuvres, implication des communautés locales.

Porté par le Smithsonian’s Office of Global Affairs avec l’appui du Département d’État américain, le programme rassemble en réalité trois musées de l’institution et vingt-quatre participants issus de six pays. C’est le Dr Nankeng Mbogni Lucie, point focal de la délégation et promotrice de l’exposition « Frontales, Comment franchir les seuils », qui en a détaillé les contours devant les autorités municipales, avant que ne se tienne, le même jour, le décrochage de cette exposition temporaire.
Autour de la table, plusieurs figures camerounaises de la muséologie ont pris part aux échanges : Paule-Clisthène Dassi Koudjou, conservatrice du patrimoine, Dr Rachel Mariembe de l’Institut des Beaux-Arts de Nkongsamba, Dr Lucie Mbogni Nankeng de l’Université de Dschang, ainsi que Benis Che Nchang, du Fonds d’urgence pour le patrimoine de l’UNESCO. Les discussions ont notamment porté sur un futur partenariat entre les musées des deux villes, en lien avec l’Ambassade des États-Unis à Yaoundé.
La visite s’est prolongée par un tour du musée et de ses espaces de stockage, où conservateur, archiviste et chercheur en provenance des œuvres ont pu échanger directement avec leurs homologues de Dschang. Des présents ont scellé cette rencontre, symbole d’une collaboration que la ville entend désormais inscrire dans la durée, entre patrimoine local et rayonnement international.
Yolande T







