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Exploitation minière dans le Sud : Les attentes énergétiques du Grand-Zambi

Pour transformer le minerai de fer localement, le projet de Grand-Zambi nécessite 200 MW d’électricité. Lors de sa visite du 20 août, le ministre Gaston Eloundou Essomba a misé sur une stratégie mixte combinant renforcement du réseau national et promotion de l’autoproduction privée pour soutenir durablement cette ambition industrielle majeure au Cameroun.

Le site minier de Grand-Zambi, situé dans l’arrondissement de Bipindi, est au cœur d’une équation énergétique stratégique. Avec des besoins cumulés atteignant 200 MW pour les projets de Fifinda, Boron et Grand-Zambi, l’État camerounais cherche des solutions pragmatiques. Cette demande colossale, nécessaire pour passer de l’extraction à la transformation locale du fer, place la sécurisation électrique comme le levier indispensable de la valorisation de nos ressources naturelles et de la création massive d’emplois locaux.

Pour répondre à ce défi, le Ministère de l’Eau et de l’Énergie (MINEE) encourage activement les industriels comme G-Stones à développer leurs propres capacités de production, notamment via l’hydroélectricité. Loin de travailler isolément, cette approche privilégie une synergie intelligente : le réseau national agit comme filet de sécurité en cas de besoin, tout en pouvant absorber les surplus énergétiques produits par l’industriel. Ce modèle hybride, couplé à l’augmentation de la capacité de la centrale à gaz de Kribi, pose les bases d’un écosystème énergétique robuste et évolutif.

Au-delà des chiffres, cet engagement vise la transformation structurelle de notre économie. Le gisement de Grand-Zambi, qui recèle près de 150 millions de tonnes de magnétite, promet de devenir un pôle économique majeur. Les projections annoncent 1 600 emplois directs, avec un potentiel d’évolution vers 5 000 postes. En facilitant cette transition vers une production locale forte, le gouvernement prouve sa détermination à conserver la valeur ajoutée sur le territoire, transformant une ressource brute en un moteur concret de développement industriel et social pour la région du Sud.

La visite du ministre, entouré des autorités régionales, de la Sonatrel et des experts du secteur, confirme que l’industrialisation exige une énergie disponible et compétitive. En associant production publique et privée au sein d’un réseau interconnecté, le Cameroun se donne les moyens de transformer ses richesses sur place. Une démarche qui illustre parfaitement comment une synergie bien pensée peut catalyser durablement la croissance économique nationale.

Flora Ekodo

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