Hépatites B et C : Douala mobilise des experts et des étudiants pour lutter contre ces pathologies en terre camerounaise
À l’occasion de la 17e édition de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites, la Société camerounaise de gastro-entérologie a le 28 juillet 2026, mobilisé des experts et le grand public à l’auditorium Manouada Malachie de l’hôpital Laquintinie de Douala. L’enjeu de ce grand symposium : évaluer les stratégies sanitaires locales pour endiguer l’impact des infections B et C à l’horizon 2026.
Mardi 28 juillet 2026, l’auditorium Manouada Malachie a servi de cadre aux échanges scientifiques et citoyens. En réunissant le corps médical, les étudiants et les acteurs de terrain, la Société camerounaise de gastro-entérologie a posé un jalon déterminant. Cet événement met en lumière l’engagement collectif nécessaire pour contrer ces pathologies hépatiques qui pèsent lourdement sur notre système de santé publique.

Au cœur des discussions, la réalité épidémiologique interpelle autant qu’elle mobilise. L’hépatite B touche environ 10 % de la population camerounaise, avec un risque redoutable d’évolution vers la cirrhose pour un cinquième des porteurs chroniques. L’hépatite C, quant à elle, affiche une prévalence plus contenue autour de 2 %. Pourtant, ces chiffres traduisent une urgence sanitaire globale, car ces deux virus restent les principaux instigateurs des cancers primitifs du foie et de cirrhose de foie dans le pays.
Pour inverser cette courbe alarmante, les spécialistes s’accordent sur un impératif absolu : le dépistage et le diagnostic précoces. Détecter le virus à un stade infraclinique change radicalement le pronostic des patients et simplifie la prise en charge thérapeutique. Les initiatives publiques et privées se multiplient donc pour décentraliser les laboratoires, briser les tabous et offrir des tests accessibles au plus grand nombre, particulièrement dans les zones urbaines et périurbaines.

Le véritable champ de bataille réside aujourd’hui dans la sensibilisation des communautés. Malgré les avancées médicales, le manque d’information reste le terreau fertile de la propagation silencieuse de ces infections. Informer, éduquer et inciter à la prévention s’avèrent indispensables pour libérer les populations de cette menace invisible et bâtir des villes plus saines et résilientes face aux défis de demain.
Flora Ekodo







