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Sécurité : Yaoundé démantèle un vaste réseau de faux paramilitaires de l’ONU qui opéraient sur toute l’étendue du territoire camerounais

Le Poste de Commandement Opérationnel de la Gendarmerie (PCOPS) a démantelé l’ODDH International, une organisation usurpant les titres des forces de sécurité et de l’ONU. Ce réseau paramilitaire, implanté dans tout le pays, trompait les citoyens par des convocations et des interpellations illégales. Huit suspects sont actuellement en garde à vue.

Tout a basculé après une alerte du ministère des Relations Extérieures concernant une association détournant les symboles onusiens. L’enquête a révélé une imposture massive : sous couvert de défense des droits de l’Homme, le groupe se substituait aux autorités judiciaires. Lors de perquisitions, les gendarmes ont saisi un arsenal impressionnant, allant d’armes de guerre à des faux documents officiels, marquant un coup d’arrêt nécessaire à cette dérive dangereuse pour la sécurité publique.

L’ampleur de cette supercherie est sidérante. Implantée dans une centaine d’arrondissements, l’organisation ne se contentait pas d’exister sur le papier ; elle imitait scrupuleusement les codes des institutions étatiques. En utilisant des uniformes, des grades factices et des sceaux officiels de la Sûreté Nationale, les membres créaient une illusion de légitimité redoutable. Cette organisation, qui a détourné sa mission initiale depuis 2009, procédait à des interpellations et auditions illégales, abusant de la confiance des citoyens pour extorquer des fonds sous le couvert de titres pompeux comme « Haut-Commissaire ».

Ce démantèlement met en lumière la fragilité face aux réseaux structurés qui exploitent les outils numériques. Le président du groupe recrutait activement ses membres via les réseaux sociaux, bâtissant une hiérarchie parallèle composée de faux commissaires et inspecteurs. L’usage frauduleux des emblèmes de l’ONU visait à obtenir des immunités pour échapper aux contrôles routiers.

Cette affaire souligne l’importance vitale de la vigilance citoyenne et de la collaboration étroite avec les forces de l’ordre pour protéger l’intégrité de nos institutions locales face à ces initiatives criminelles.

Face à ces menaces, le Lieutenant-Colonel Georges Parfait Nana II appelle à une vigilance accrue. Les citoyens sont invités à signaler tout comportement suspect via les numéros verts 113 ou 1501. Alors que les suspects attendent leur jugement, cette opération rappelle que la loi reste le seul garant de l’ordre républicain au Cameroun.

Flora Ekodo

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