Décentralisation au Cameroun : Les maires de villes misent sur le marketing territorial à Bafoussam
La 7ᵉ assemblée de l’Association des maires de villes du Cameroun s’est ouverte à Bafoussam, sous l’égide du gouverneur de l’Ouest, Augustine Awa Fonka. Les quatorze magistrats municipaux explorent des stratégies concrètes pour transformer le potentiel local en levier de croissance économique, affirmant le rôle moteur des communes.
Ce grand rassemblement s’articule autour d’une ambition forte : « Du diagnostic à l’attractivité : valoriser le capital local pour un développement économique local et un marketing territorial décentralisé performant ». À l’heure où les dynamiques régionales s’accélèrent, cette rencontre marque un tournant décisif. Les édiles camerounais affichent leur volonté de positionner leurs cités comme des pôles d’investissement majeurs, capables de stimuler durablement l’économie nationale.
Pour les quatorze communes à régime spécial représentées, l’enjeu dépasse la simple gestion administrative. Il s’agit désormais de concevoir la ville comme une marque attractive. En mettant en lumière leurs ressources spécifiques, qu’elles soient culturelles, touristiques ou industrielles, les municipalités cherchent à séduire les partenaires financiers. Cette approche moderne de la gouvernance locale vise à créer un environnement d’affaires compétitif, capable de retenir les talents et de capter les flux d’investissements, indispensables pour financer les infrastructures de demain.

L’AMVC, passerelle stratégique et levier de croissance
Dans cette perspective, l’association s’impose comme un acteur pivot. Le président de l’AMVC, Dr Roger Mbassa Ndinè, par ailleurs maire de la ville de Douala, a fermement salué l’implication de ses pairs. Selon lui, la structure joue un rôle de courroie de transmission essentielle entre les exécutifs municipaux et le pouvoir central. Cette synergie institutionnelle permet de structurer des projets d’envergure, tout en garantissant que les politiques publiques répondent avec précision aux réalités et aux attentes directes des populations locales.

En plaçant le marketing territorial au centre de leurs priorités, les maires camerounais ne subissent plus la décentralisation : ils la façonnent. Les conclusions de cette session de Bafoussam s’annoncent déterminantes pour l’avenir des investissements urbains et la prospérité économique des différentes régions du pays.
Flora EKODO







