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Journée internationale des veuves 2026 : Douala 3ᵉ donne les clés de l’autonomie financière de ces personnes vulnérables

La Mairie de Douala 3ᵉ et l’Association des Veuves du même arrondissement, AVED3, organisent la 6ᵉ édition de la Journée internationale des veuves sous le thème « Justice, dignité et autonomie économique ». La semaine d’activités lancée le 17 juin 2026 vise des formations concrètes pour sortir les veuves de la précarité et de la stigmatisation. Cette observance mondiale des Nations Unies braque les projecteurs sur les discriminations subies par des millions de femmes après le décès de leur conjoint.

La salle des conférences de la Mairie de Douala 3ᵉ a servi de cadre au lancement officiel. Présidée par le maire de céans Valentin Epoupa Bossambo, surnommé le « Papa des veuves », la cérémonie a réuni Marie Denise Abeng épse Essola Samba, marraine des veuves et non moins 5ᵉ adjoint au Maire, la Révérende Christine Mireille Monkam, la Déléguée d’arrondissement du Minproff et la représentante du Sous-préfet. À Douala 3ᵉ, l’objectif est de mettre en lumière les spoliations foncières, expulsions du domicile conjugal et confiscations de revenus locatifs qui fragilisent le quotidien de nombreuses veuves au Cameroun.

L’angle choisi reste l’autonomisation économique immédiate. Pendant une semaine, les veuves d’AVED3 présentent le fruit des formations : savons artisanaux, babouches perlés, culture hors-sol, élevage, pisciculture et transformation du silure en fumé, braisé et damba. Regroupées en antennes puis en coopératives, elles exploitent le « paquet minimum » remis en 2025. Cette structuration vise une émulation entre quartiers. Pour le Maire Valentin Epoupa Bossambo, « le thème de cette 6ᵉ édition dit déjà tout : il s’agit de justice et d’autonomisation économique de la veuve ». L’idée est de donner aux veuves des arguments solides pour défendre leurs droits et bâtir une indépendance durable.

La dimension sociale et spirituelle complète cette approche économique. La Révérende Christine Mireille Monkam a rappelé que « l’Église est devenue le véritable refuge, la thérapie des peuples face à la douleur ». Elle insiste sur la guérison intérieure comme base d’une réinsertion réussie. De son côté, Marie Denise Abeng épse Essola Samba, souligne la transformation : « Jadis désemparées face aux épreuves de la vie, elles s’affirment aujourd’hui comme des cheffes de famille responsables, des entrepreneures engagées ». La Déléguée Minproff confirme l’appui de l’État en médiation foncière et familiale, tandis que la Mairie de Douala 3ᵉ aligne ses actions sur le projet de la Maison de la Femme pour un développement local inclusif.

Créée le 19 octobre 2019 en pleine Covid-19, AVED3 compte aujourd’hui près de 200 membres actives à Douala 3ᵉ. La coordinatrice Léonie FrançoiseTabi, dresse un constat sans détour sur les injustices vécues. La réponse passe par le travail collectif, la mise en filières et la valorisation des compétences. La visite des stands a permis aux autorités de mesurer la résilience des veuves. Chaque produit exposé témoigne d’un savoir-faire acquis et d’une capacité à générer des revenus pour l’éducation des enfants et la stabilité des familles.

Jusqu’au 23 juin, Douala 3ᵉ transforme la Journée internationale des veuves en laboratoire d’actions concrètes. Formation, production, médiation : la Mairie et AVED3 posent les jalons d’une autonomie réelle. L’édition 2026 montre qu’à Douala 3ᵉ, la dignité des veuves se construit par le travail, la solidarité et une vision locale assumée au service des femmes vulnérables.

Yolande T

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