Incivisme urbain : La CUD poursuit le combat contre ce fléau et démantèle un réseau de fraude
Ce mercredi 22 avril 2026, la Communauté Urbaine de Douala (CUD) a procédé à la démolition d’un chantier clandestin dans le quartier Dikolo. Sur instructions fermes du Maire de la ville, les engins de la Régie des Routes ont neutralisé un projet de galerie d’art construit sans permis et utilisant frauduleusement les estampilles étatiques.
Le marquage au rouge du 20 avril 2026 servait de frontière morale : la CUD signifiait ainsi son opposition totale à ce chantier clandestin. Face à l’utilisation trompeuse de ses insignes, la municipalité a voulu lever toute équivoque. Comme l’ont précisé les agents sur place : « Ces croix rouges prouvent que la Ville n’est en rien associée à cette construction illégale ».

L’analyse de cette intervention révèle une fraude complexe : le projet, qui ambitionnait de créer une galerie d’art contemporain et un patrimoine culturel Sawa, s’appuyait sur des mentions frauduleuses de la CAD 1, de la Communauté Urbaine de Douala et de l’Etat du Cameroun. Cette tentative de légitimation artificielle n’a pas suffi à masquer l’absence de permis de bâtir, un document pourtant central pour garantir la sécurité et la conformité des infrastructures dans la cité économique.
Au-delà de l’aspect réglementaire, cet événement souligne la détermination de la CUD à assainir le secteur foncier à Dikolo. Malgré la présence de plusieurs immeubles déjà marqués dans cette zone, les chantiers scellés continuent parfois clandestinement leur cours. La destruction de cet ouvrage ce mercredi sonne comme un avertissement pour les autres contrevenants qui ignorent les procédures administratives de sécurisation du domaine urbain.
L’auteur de cette construction illégale s’expose désormais à des poursuites judiciaires pour les faits déplorés, notamment l’usurpation de titres. Alors que la ville se modernise, cette action coup de poing réaffirme la volonté de la CUD de ne tolérer aucune enclave d’anarchie foncière au détriment de l’ordre public et du respect des institutions.
Téclaire Yetna








