Révision de la politique économique au Cameroun : Le « secteur informel » devient le « secteur productif » à Douala, capitale économique
Réunis ce 4 novembre 2026 au siège du Gecam à Douala, le patronat et le ministère ont rebaptisé l’économie informelle en secteur productif. Par cette modification, le Cameroun mise sur l’allègement fiscal et l’accès au crédit pour pérenniser huit emplois sur dix et propulser les PME locales.
C’est une véritable révolution sémantique et économique qui s’est jouée hier lors de cette journée de concertation nationale. En présence du ministre des petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat, Achille Bassilekin III et du président du Gecam Célestin Tawamba, l’événement a acté un changement de paradigme majeur. Pour le chef du département ministériel, il est désormais urgent de saisir toutes les opportunités et d’explorer comment valoriser la capacité des acteurs souvent marginalisés à créer de la richesse.

Le premier pilier de cette stratégie repose sur une refonte totale de l’environnement fiscal. Fini les contrôles destructeurs et les tracasseries qui poussent les petits entrepreneurs à fuir l’administration. Désormais, l’État propose des dispositifs allégés et incitatifs. Cette approche pragmatique garantit que la formalisation ne devienne pas une punition fiscale, mais un véritable tremplin pour sécuriser durablement chaque activité sur le terrain.
Le second volet s’attaque au nerf de la guerre : l’accès au financement et aux marchés structurés. Affirmant sa préférence pour l’expression « secteur productif » plutôt que l’ancienne appellation péjorative, le gouvernement permet enfin aux banques d’adapter leurs crédits. Couplée à des programmes de formation continue et à des opportunités de sous-traitance, cette dynamique insuffle une force inédite pour bâtir une économie locale résiliente.
Cette feuille de route 2027-2030 prouve qu’un dialogue public-privé audacieux transforme les ambitions en actes concrets. En valorisant les bâtisseurs du quotidien, le pays se dote d’une boussole moderne pour stimuler l’investissement local, moderniser ses filières et garantir une croissance inclusive, durable et génératrice de véritables opportunités.
Flora Ekodo







