Effondrement partiel d’un immeuble R+4 : quatre morts et un blessé grave à Bonaloka
Le vendredi 9 octobre 2026, un père et trois enfants sont morts à Douala III à Bonaloka après la chute d’un bloc de béton d’un immeuble R+4 sur leur maison. Alors qu’un enfant survit en soins intensifs, la communauté urbaine et les autorités judiciaires se mobilisent face à ce drame familial.
La tragédie s’est produite en fin d’après-midi au lieu-dit Église EEC Bonaloka. Elessa Sole, une quarantaine d’années, et ses enfants se trouvaient réunis dans leur concession lorsque le pan de structure s’est détaché du dernier étage. Devant la gravité des faits, le Maire de la Ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndine, a réagi : « J’adresse mes condoléances les plus attristées aux familles endeuillées ».
Le choc d’une violence extrême a provoqué le décès immédiat du père de famille et de trois enfants âgés de 11 mois, 6 ans et 7 ans. Les dépouilles ont été transférées à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala. Seul lueur d’espoir dans ce drame, un autre enfant blessé a pu être extrait des décombres grâce à l’intervention des secours. Actuellement admis en soins intensifs, son état fait l’objet d’un suivi médical rapproché sous l’œil attentif des autorités locales.

L’aspect le plus poignant de cet accident réside dans le lien de parenté unissant les sinistrés. Les deux édifices impliqués occupent une parcelle familiale commune. L’immeuble R+4 d’où provient le bloc de béton appartient en effet au frère jumeau du défunt. Cette proximité transforme l’accident matériel en une fracture dramatique pour toute la lignée, désormais confrontée à la perte brutale de quatre des leurs dans des circonstances particulièrement douloureuses.
Dès l’alerte donnée, le Corps national des sapeurs-pompiers, la police et les équipes techniques se sont déployés massivement pour sécuriser la zone et dégager les victimes. Saluant la réactivité des forces d’intervention, l’Exécutif communautaire de Douala s’est engagé à accompagner les proches. Le Maire de la Ville Dr. Roger Mbassa Ndinè a exprimé la compassion de toute la municipalité envers la famille éplorée, tout en formulant des vœux de prompt rétablissement pour le jeune rescapé luttant pour sa vie.
Alors que l’enquête commence à peine, Bonaloka pleure ses disparus. Ce drame familial pose avec acuité la question de la sécurité des habitations à Douala. L’opinion publique attend désormais que la justice fasse toute la lumière sur cet accident pour éviter de nouvelles tragédies au sein des quartiers populeux.
Ingrid Mbalmog







