Éducation et développement : Le gouvernement burkinabé doteOuagadougou d’un complexe scolaire moderne
Le joyau architectural de 17 salles de classes qui a nécessité un milliard de francs pour sa construction et son équipement, a été inauguré le 12 octobre 2026 par le premier ministre, Jean Emmanuel Rimtalba Ouédraogo. Le « Faso Kêoogo » comme il a été baptisé, est bâti sur plus de 35 000 m² et marque le lancement d’une vaste offensive nationale pour l’éducation au Burkina Faso.
Comprenant 16 salles de classe, cette infrastructure vise à résorber le déficit d’établissements publics dans la capitale tout en optimisant l’occupation foncière. Ce joyau concrétise les visions de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). « Cette ambition nous engage à former des citoyens instruits, conscients de leurs responsabilités et fiers de leur héritage », a rappelé Jacques Sosthène Dingara, ministre chargé de l’Enseignement de base.
La construction en hauteur (R+3) de l’école « Faso Kêoogo » sur une parcelle de 35 384 m² s’inscrit dans une stratégie d’optimisation de l’espace urbain face à la pression démographique de Ouagadougou. Réalisée pour un coût global supérieur à un milliard de F CFA, cette infrastructure modèle répond aux exigences modernes de capacité d’accueil. Elle offre aux élèves un cadre d’apprentissage sécurisé et adéquat, brisant le manque chronique d’écoles publiques dans les quartiers périurbains.

L’inauguration de Bonheur-Ville n’est que la première étape d’un déploiement plus vaste à travers le pays. Dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), 15 autres complexes similaires seront érigés dans 15 provinces du Burkina Faso. Pour ces futures réalisations, les autorités prévoient d’augmenter la capacité d’accueil de 18 à 24 classes, affirmant ainsi la volonté du gouvernement d’intensifier la modernisation de la carte scolaire nationale.
Au-delà de l’enseignement académique, le complexe vise à former le « nouveau citoyen burkinabè ». Le terme mooré Kêoogo, qui désigne le camp d’initiation et de passage à l’âge adulte, traduit la mission civique assignée à l’établissement. Selon le Premier ministre, l’école doit véhiculer des valeurs cardinales de patriotisme, de dignité, de fierté et de solidarité. L’institution devient ainsi le socle de la transmission des savoirs et de la préparation de la jeunesse aux responsabilités nationales.
La concrétisation de ce projet éducatif découle également d’une décision politique ferme. La parcelle de Bonheur-Ville ayant fait l’objet de spéculations foncières par des particuliers, le Président du Faso avait ordonné sa déclaration d’utilité publique urgente en mai 2024. La récupération de ce domaine par l’État démontre la primauté de l’intérêt général sur les intérêts privés, permettant de transformer un terrain disputé en un sanctuaire du savoir pour les générations futures.

En plaçant l’éducation au cœur du développement endogène, le Burkina Faso réaffirme sa souveraineté à travers des investissements structurants. La multiplication programmée de ces complexes scolaires modernes à travers les provinces pose les jalons d’un système éducatif rénové, vecteur de transformation sociale et d’émancipation nationale.
Ingrid Mbalmog







