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Lutte contre Boko Haram : Le Président de la République Paul Biya instruit la création du “Bir Lac Tchad” et la construction d’une caserne militaire à Waza dans la région de l’extrême-Nord

Le ministre délégué à la Présidence de la République chargé de la défense, Joseph Beti Assomo a réitéré ces annonces le 29 septembre 2026 à Maroua, au cours de la réunion d’evaluation sécuritaire de l’Extrême-Nord. La veille, le Mindef en avait déjà fait mention lors de la remise de dons par le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji, aux déplacés fuyant les attaques de Boko Haram. En parallèle, un soutien a été apporté aux comités de vigilance, donnant ainsi du galon au lien Armée-Nation pour sécuriser toute la zone du Lac Tchad.

Face aux attaques récurrentes perpétrées par le groupe islamiste Boko Haram, des populations civiles ont été contraintes aux déplacements massifs dans la région de l’Extrême-Nord. Face à la situation, le gouvernement déploie sa stratégie de riposte. En mission conjointe ce 29 septembre 2026 dans le Logone-et-Chari, les ministres de la Défense et de l’Administration territoriale ont salué la mutualisation des forces. « La collaboration étroite entre civils et militaires demeure la clé pour venir à bout de l’insécurité », ont-ils réaffirmé.

Annoncée le lundi 28 septembre 2026 à Waza par le ministre de la Défense, la création prochaine sur instruction du Président de la République, S.E Paul Biya, du « BIR Lac Tchad » constitue un tournant stratégique majeur. Cette nouvelle formation d’élite du Bataillon d’intervention rapide répond aux appels pressants des habitants et élus locaux. Selon le Mindef, les fonds pour la construction de sa base sont déjà disponibles. Spécialement dédiée à la zone du bassin du Lac Tchad, l’unité qui sera constituée de 1000 commandos lourdement armés, aura pour mission d’accroître les capacités de projection de nos forces, de sécuriser les localités frontalières ciblées et de neutraliser les attaques asymétriques, les enlèvements ainsi que les vols de bétail récurrents.

Parallèlement au renforcement militaire, les autorités prévoient de redynamiser les comités de vigilance communautaires, dont les activités s’étaient ralenties. Reconnaissant le lourd tribut payé par ces citoyens engagés, Joseph Beti Assomo a souligné leur rôle déterminant dans la collecte du renseignement prévisionnel et l’anticipation des projets terroristes. Des concertations ont été engagées dès ce 29 septembre avec les autorités administratives afin d’offrir un soutien logistique efficace à ces acteurs clés, indispensables pour circonscrire la puissance nuisible de la secte terroriste.

La réponse gouvernementale ne se limite pas au volet sécuritaire ; elle intègre une dimension humanitaire indispensable. Lors de l’étape du 28 septembre 2026 à Waza, la délégation ministérielle a distribué 1 000 kits d’urgence destinés à venir en aide à environ 5 000 personnes directement impactées par les exactions. En couplant secours immédiat et réorganisation sécuritaire, le Minat et le Mindef entendent contrer la stratégie d’asphyxie économique des groupes armés qui tentent de maintenir les communautés locales dans une précarité et une pauvreté permanentes.

En s’affichant côte à côte à Maroua ce 29 septembre 2026, Paul Atanga Nji et Joseph Beti Assomo ont voulu délivrer un message d’unité et de fermeté. Cette alliance entre le pouvoir administratif et le commandement militaire vise à consolider la coordination opérationnelle sur le terrain. L’objectif partagé demeure l’adaptation continuelle de la doctrine de défense face au grand banditisme transfrontalier, garantissant ainsi le retour progressif de la stabilité, la protection durable des biens et la préservation absolue de la souveraineté territoriale.

En conjuguant la puissance de frappe du « BIR Lac Tchad », l’engagement citoyen des comités de vigilance et la distribution de secours civils, le Cameroun ajuste son dispositif.

Ingrid Mbalmog

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