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Beauté et rayonnement : Yaoundé sacre Maëllys Ngo Mboui, une Miss codeuse pour réarmer les villes face aux différentes dérives devenues vulgaires sur le cyber-espace

À 20 ans, Maëllys Ngo Mboui, Miss Cameroun Diaspora France, a été élue Miss Cameroun 2026 le 19 septembre au Palais des Congrès de Yaoundé. Couronnée par la Première Dame, Chantal Biya, marraine de l’événement, elle remporte une 19e édition du Comité d’organisation Miss Cameroun (COMICA) placée sous le signe de la lutte contre la cybercriminalité, qui offre à la capitale un nouveau visage : celui de la résilience.

Sept mois après la tempête, Yaoundé a retrouvé sa reine. En février, la destitution de Josiane Golonga, Miss Cameroun 2025, avait ébranlé l’institution. La capitale attendait donc moins un sacre qu’une renaissance symbolique. La fondatrice du COMICA, Ingrid Solange Amougou, a tranché : « Les Miss étaient toutes belles, il fallait qu’on choisisse une pour nous représenter et je crois qu’on a choisi la meilleure » . Toute la philosophie du Comité est là : faire allier la beauté l’intellectuelle à celle physique, et faire de la couronne le point de départ d’un engagement au service de la cité.

Le thème, lui, ancre l’événement dans une véritable politique publique urbaine. « Entre 2025 et début 2026, nous avons observé les fléaux réels des réseaux sociaux sur les vies des jeunes filles et des femmes » , explique Kéza Towa, responsable de la communication du COMICA. « L’objectif est de sensibiliser et de donner des solutions afin de s’en tirer lorsqu’on est victime ». Yaoundé ne célèbre donc plus seulement une silhouette : elle fait de ses Miss des lanceuses d’alerte au bon sens du rôle et des éducatrices au numérique responsable. Dans des villes hyperconnectées, où l’espace public se prolonge jusque sur les écrans, c’est une mission d’intérêt général.

Plus encore, la lauréate incarne le trait d’union entre les villes camerounaises et les métropoles du monde. Interrogée sur sa naissance en France, elle a répondu avec une sincérité désarmante : « Ce n’est pas parce qu’on est né en France qu’on n’est pas connecté à nos racines ». Candidate portant aussi les couleurs du Nord-Ouest et étudiante en mathématiques-informatique et en économie-gestion, elle a fondé « Cameroonian Girls in STEAM », une initiative déjà active de Yaoundé à Bamenda. Émue au soir de son sacre, elle confiait : « Je n’ai pas les mots… je reconnais toutes les opportunités que le COMICA m’offre d’avoir une plateforme pour aider les jeunes ».

Au-delà des paillettes, Yaoundé tient son ambassadrice de la ville intelligente : belle, codeuse et enracinée. Si le rêve d’une couronne mondiale reste permis, les villes camerounaises disposent déjà d’une alliée pour coder l’avenir des jeunes filles et faire de leurs quartiers des vitrines de résilience urbaine et d’innovation.

La rédaction

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