Respect de 30% de matière de pet recyclé : Ecogreen met Douala sur le chemin de la norme
C’est la substance à retenir d’un point de presse conjointement donné ce 7 août 2026 par le président de la Fondation Camerounaise des consommateurs (Focaco), Alphonse Ayissi Abena et le directeur général de Ecogreen, Chaabi. C’était à l’issue d’une visite de cette entreprise qui envisage de doubler sa capacité actuelle de traitement de 8000 tonnes de déchets plastiques par an.
Dans la zone industrielle de Douala Bonabéri, l’innovation environnementale est le 7 août 2026, sortie de l’ombre à la lumière. Ce jour-là, une délégation conduite par la Fondation camerounaise des consommateurs (FOCACO), avec à sa tête son président exécutif Alphonse Ayissi Abena et le directeur général administratif, Chaabi, a arpenté les installations d’Ecogreen. Cette visite terrain offre un éclairage saisissant sur la vitalité de l’économie circulaire au cœur de la zone industrielle de Bonabéri.

Dès les premiers pas dans l’usine, sous la houlette du responsable QHSE, les journalistes ont pu suivre chaque étape de la métamorphose du plastique. Du tri manuel minutieux dans la zone de stockage jusqu’aux secteurs du broyage, du rinçage et du lavage, le parcours démontre un savoir-faire technique rodé. Cette chaîne de valeur aboutit à la fabrication de préformes en étroite collaboration avec le partenaire Source du Pays, illustrant une synergie industrielle performante et résolument tournée vers l’avenir.
Sur le plan réglementaire, M. Chaabi a tenu à rassurer l’assistance lors du point de presse. L’entreprise traite actuellement 8 000 tonnes de déchets plastiques par an, un volume qui verra sa capacité doubler d’ici décembre 2026. Rappelant que le polyéthylène téréphtalate (PET) se recycle à l’infini, il a confirmé le respect scrupuleux du seuil de 30% de matière recyclée R-PET exigé par l’arrêté conjoint MINMIDT-MINEPDED du 8 décembre 2025.

Malgré ces performances remarquables, le développement de cette filière verte se heurte encore à des obstacles administratifs locaux. Le directeur général administratif a ainsi déploré les tensions persistantes avec certaines municipalités qui revendiquent les gisements de déchets comme une ressource propre, en dépit des taxes dont s’acquitte régulièrement l’entreprise. Un dialogue constructif reste donc indispensable pour sécuriser l’approvisionnement des unités de valorisation.
Cette visite menée par la FOCACO prouve que le modèle circulaire s’enracine durablement au Cameroun. En conjuguant rigueur environnementale, conformité légale et dynamisme entrepreneurial, Ecogreen trace la voie d’un développement urbain plus propre et porteur d’espoir pour les métropoles de demain.
Flora Ekodo







