Jérémy Nzeuli aux jeunes vulnérables : « Le travail ne suffit pas… Le travail et la persévérance font la différence »
À l’initiative de l’association JACSM, la star du basketball a eu ce 11 mai 2026 à Douala, un échange avec 97 jeunes en situation de vulnérabilité. Il a partagé avec eux, les secrets du succès, dans le cadre du programme ” Pépite du Cameroun” que soutient l’ambassade de France.
Le terrain de la Maison des Jeunes de Bépanda a vibré sous une émotion particulière ce lundi. Loin des projecteurs, les jeunes ont partagé un moment de transmission unique avec le champion Jérémy Nzeuli. « Le talent ne suffit pas : c’est le travail et la persévérance qui font la différence », a rappelé l’international avec humilité, plaçant l’humain au cœur de l’effort.

Portée par Jean-Eric Sendé et présidée au Cameroun par Armel Guegaba Adiang, l’association JACSM (Jeunesse Art, Culture, Sport et Mémoires) déploie une approche holistique. En deux ans, elle a structuré 13 pôles à travers le Cameroun. Le projet « Pépite du Cameroun » ne se limite pas aux paniers : il exploite les valeurs éducatives du basket, le respect, l’esprit d’équipe et la confiance en soi pour forger le « savoir-être » de jeunes âgés de 16 à 33 ans, souvent délaissés par le système classique.
L’originalité du programme réside dans sa phase pratique de trois mois. Grâce à des partenariats stratégiques, notamment avec le Centre Multifonctionnel de Bépanda, les bénéficiaires accèdent à des formations en couture, informatique ou cuisine. L’association garantit l’égalité des chances en prenant intégralement en charge les frais de transport, de nutrition et de matériel. Cette année, 97 pépites sont ainsi encadrées par 11 éducateurs dédiés, préparant l’obtention de leurs attestations de fin de stage.

Ce succès repose sur un réseau de partenaires solides, incluant l’ambassade de France, l’institut français et le Fonds des équipes de France. La présence de Clara Fraisse, rédactrice à la Direction de l’Afrique et de l’Océan Indien, témoigne de l’intérêt diplomatique pour ce projet. En rénovant des infrastructures comme le terrain de Bépanda et en formant 25 éducateurs sportifs, JACSM pérennise son impact social et renforce le tissu communautaire local par le biais de la diplomatie sportive.
En transformant le sport en véritable école de la vie, JACSM prouve que l’insertion des plus vulnérables passe par la dignité du travail et la force du collectif. Ce dialogue entre champions et jeunesse dessine aujourd’hui les contours d’une société camerounaise plus inclusive, où chaque « pépite » peut enfin briller.
Teclaire Yetna








