Solidarité et santé au travail : Des équipements ergonomiques offerts aux « amazones de la propreté » pour préserver leur santé et embellir la ville
Ce 8 mai 2026, à l’hôtel de ville de Douala, une opératrice économique a offert des équipements de protection innovants aux « amazones de la propreté » du programme Douala Clean City. Un geste solidaire salué par la l’exécutif communautaire, visant à améliorer la santé et l’efficacité de ces femmes.
Réunies dans la salle Tokoto à Bonanjo, les coordinatrices et chefs d’équipe des « Women Douala Clean City » ont reçu un lot de matériel adapté. Face à l’assemblée, le 4e adjoint, Marie Adzogo, représentant du maire de la ville a chaleureusement salué cette initiative citoyenne en déclarant : « Qui reçoit, dit merci et en redemande ». Elle a lancé un appel aux acteurs économiques de la métropole, afin qu’ils imitent cet élan de soutien.

Ce don se distingue par son approche résolument ergonomique et sanitaire. Finis les balais courts traditionnels qui brisent le dos : les bénéficiaires disposent désormais de balais à manche long, conçus de manière artisanale pour leur éviter de courber l’échine. Accompagné de blouses couvrantes, de chapeaux contre les intempéries et de chasubles orange et vert estampillés aux couleurs de la Communauté Urbaine de Douala (CUD), ce matériel préserve le capital le plus précieux de ces travailleuses : leur santé.
Conçu initialement comme un test de solidarité, ce geste de l’opératrice économique Catherine Pittet, représentée par Alain Elokan, a profondément ému les participantes. Face à ce retour d’expérience extrêmement positif, le représentant promet que la donatrice, admirative du courage de ces femmes, fera encore davantage lors des prochaines actions. Pour l’instant, ces premiers gadgets et outils de protection servent d’échantillons pilotes distribués aux chefs d’équipe, avant un déploiement massif destiné à équiper l’ensemble des effectifs sur le terrain.

Au-delà de l’impact sanitaire, ces équipements standardisés renforcent l’identité visuelle de la CUD et valorisent le rôle crucial des chefs d’équipe. Comme l’a rappelé Marie Adzogo, ces dernières doivent montrer l’exemple et motiver les troupes au quotidien. Alors que le programme compte actuellement plus de 1500 femmes actives dans la métropole, l’exécutif communautaire espère que ce partenariat public-privé incitera d’autres opérateurs économiques locaux à s’engager activement pour pérenniser et étendre cette dynamique écologique et sociale.
Grâce à cette synergie prometteuse, Douala franchit un pas de plus vers une salubrité durable. En protégeant ses « amazones », la capitale économique camerounaise investit non seulement dans la propreté de ses rues, mais aussi dans la dignité et la santé de celles qui la façonnent jour après jour.
Teclaire Yetna







