Interdiction de la divagation des animaux : Douala frappe un récalcitrant…et nourrit des orphelins
Sur instruction du maire de la ville de Douala, Dr Roger Mbassa Ndinè, la police municipale abbat une bête ce 28 avril 2026 et la partage à des orphelinats. L’animal faisait partie d’un troupeau mis en fourrière deux semaines auparavant. Son berger n’a pas pû solder l’amende liée à la divagation des bêtes.
Face à la recrudescence des animaux en divagation, source de risques pour la circulation et l’hygiène urbaine, les autorités municipales ont engagé une action à la fois ferme et porteuse de sens.
Au lieu-dit « La Grande Métisse », une intervention récente illustre cette dynamique. Sous l’impulsion du maire, Dr Roger Mbassa Ndine, la ville rappelle que l’occupation anarchique de la voie publique n’est pas compatible avec les exigences d’une métropole moderne. La réglementation, désormais appliquée avec rigueur, prévoit des amendes adaptées afin de responsabiliser les propriétaires de bétail.

Dans ce cas précis, après plusieurs jours de mise en fourrière et face aux difficultés du berger à s’acquitter des frais, une solution alternative a été trouvée en concertation avec les autorités. Un animal a été prélevé en compensation, tandis que le reste du troupeau a été restitué. Le propriétaire, conscient des enjeux, s’est engagé à adopter des pratiques conformes aux règles urbaines.
Au-delà de la sanction, la ville a transformé cette situation en opportunité de solidarité. La viande issue de l’animal a été distribuée à 21 orphelinats, apportant un soutien concret à des structures sociales essentielles. Cette démarche illustre une vision de la gouvernance urbaine où discipline et engagement communautaire se renforcent mutuellement.
Parallèlement, la Communauté Urbaine de Douala mise sur le dialogue pour prévenir durablement ces situations. Des rencontres avec les éleveurs, notamment à Bonaloka et prochainement à Bonabéri, visent à promouvoir des pratiques respectueuses de l’espace collectif.

Cette initiative s’inscrit dans une ambition plus large : faire de Douala une ville où ordre public, inclusion sociale et responsabilité individuelle avancent de concert, au bénéfice de tous ses habitants.
Téclaire Yetna







