Gouvernance territoriale : Douala affiche ses ambitions avec un budget 66 milliards de FCFA pour 2026
Adopté le 31 décembre 2025 au Palais de la Culture Sawa, lors de la 4ᵉ session du conseil communautaire, le budget 2026 de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) veille au bon fonctionnement du service, tout en mettant un accent sur l’amélioration du cadre de vie des populations. Présidée par le maire Roger Mbassa Ndinè, en présence du représentant du préfet du Wouri, la séance a acté un choix politique clair : donner à la capitale économique les moyens de ses ambitions, sans renoncer à l’orthodoxie financière.

À l’image des grandes métropoles qui planifient leur avenir sur des bases solides et réalistes, Douala aborde 2026 avec une feuille de route lisible. Dans un contexte de pression démographique, d’attentes sociales fortes et de vulnérabilités environnementales, le budget voté le 31 décembre 2025 au Palais de la Culture Sawa, se veut à la fois protecteur et moteur. Protecteur, parce qu’il sécurise le fonctionnement des services publics ; moteur, parce qu’il renforce l’investissement et prépare la ville de Douala aux mutations à venir.

Premier marqueur fort : l’équilibre global du budget, en recettes comme en dépenses. Les charges de fonctionnement représentent 59,5 % de l’enveloppe, tandis que près de la moitié des ressources est orientée vers l’investissement. Un effort notable, dans un environnement contraignant. Autre signal de bonne gestion, la masse salariale reste sous le plafond réglementaire de 35 % des dépenses de fonctionnement. Cette discipline budgétaire conditionne la capacité de la CUD à financer ses priorités, sans fragiliser ses finances.
Le budget 2026 se déploie autour de quatre grands programmes. La gouvernance et l’administration concentrent 32 milliards de FCFA, gage de continuité et d’efficacité de l’action publique. Le développement économique et la protection de l’environnement mobilisent 30,6 milliards, traduisant une volonté affirmée d’articuler croissance urbaine et transition écologique. Les services urbains de base bénéficient de 2,43 milliards, tandis qu’environ un milliard est consacré à la citoyenneté, à la culture, au sport et à la jeunesse, piliers du vivre-ensemble.

Derrière ces masses budgétaires, des actions concrètes sont attendues : amélioration de l’éclairage public, embellissement urbain, renforcement des infrastructures, lutte contre l’insalubrité. Autant de leviers qui touchent directement la qualité de vie des habitants. Comme dans les grandes villes du monde, le budget devient un outil de transformation urbaine, appelé à produire des effets mesurables et évaluables.
En adoptant ce budget à la veille de 2026, Douala affirme une ambition : passer d’une gestion de l’urgence à une stratégie de consolidation. L’enjeu, désormais, sera l’exécution. Car au-delà des chiffres et des votes, ce sont les réalisations sur le terrain qui diront si la capitale économique a su transformer un cadre financier solide en progrès tangible pour ses citoyens.
Jan-Naj








