Axe Ngaoundéré–Garoua : à Mbé, une reconstruction qui mobilise le territoire et redonne espoir aux usagers
Dans la ville de Ngaoundéré, la transformation de l’axe stratégique reliant l’Adamaoua au Nord prend un visage concret. Depuis le 2 mai 2026, le chantier de la falaise de Mbé s’ancre progressivement dans le quotidien local, porté à la fois par l’engagement des équipes techniques et les attentes fortes des populations qui vivent, circulent et commercent le long de cet itinéraire essentiel.
Sur le terrain, les premières avancées témoignent d’une dynamique bien enclenchée. Les études topographiques, déjà réalisées sur plusieurs kilomètres, permettent de mieux comprendre et corriger les zones les plus dangereuses de cette route longtemps redoutée. Pour les usagers chauffeurs, voyageurs, commerçants cette phase technique, souvent invisible, représente pourtant une promesse très concrète : celle de trajets plus sûrs et plus fluides dans un environnement marqué par un relief exigeant.

Mais au-delà des chiffres et des relevés, c’est toute une vie locale qui s’organise autour du projet. L’installation des bases-vie et la présence d’une trentaine d’agents sur le site participent à une animation économique directe. Emplois, petits services, activités connexes : le chantier devient un levier immédiat pour les communautés environnantes, qui s’approprient progressivement cette transformation.
Pour les acteurs du transport et du commerce, particulièrement dépendants de cet axe, l’espoir est palpable. Une route réhabilitée, c’est moins de pannes, moins de retards, et surtout une meilleure circulation des marchandises entre les bassins de production et les marchés urbains. À terme, c’est toute la chaîne économique régionale qui pourrait gagner en efficacité.
Dans les jours à venir, l’intensification des études sur de nouveaux tronçons viendra confirmer cette montée en puissance. Derrière ce calendrier technique se dessine un enjeu bien plus large : celui du désenclavement des territoires et d’un meilleur accès aux services essentiels pour les populations rurales.

À Mbé, la route ne se reconstruit pas seulement en béton et en bitume. Elle se réinvente comme un espace de lien, de mobilité et d’opportunités. Reste désormais à maintenir le cap, en accélérant les validations nécessaires pour passer rapidement de l’étude à l’action visible. Car pour les habitants du Grand Nord, chaque avancée sur ce chantier rapproche un peu plus le quotidien des ambitions qu’ils portent pour leur territoire.
Ingrid Mbalmog







