Occupation anarchique des trottoirs : La Communauté Urbaine de Douala passe à la repression
Avec le concours de sa police municipale, l’exécutif communautaire, après des jours de sensibilisation, a entamé le 2 janvier 2026, l’opération de libération des trottoirs dans l’arrondissement de Douala 5e. Cette opération coups de poing intervient dans le cadre de la campagne baptisée « Restituons les trottoirs aux piétons ». Cette première phase a ciblé plusieurs zones à forte occupation illégale, notamment le carrefour Makepe, les abords de l’église catholique Sainte Monique et le prolongement de la rue Abou de Bangui.
L’intervention a consisté à dégager les installations encombrantes et les occupations jugées non conformes aux règles d’aménagement urbain. Étals improvisés, garages à ciel ouvert, terrasses commerciales illégales, véhicules garés de manière anarchique… Tous ces éléments qui empiètent sur les voies réservées aux piétons ont été retirés ou démantelés.

Le Directeur de la Police Municipale, Arlette Alemoka, a personnellement supervisé les opérations, affirmant que cette action vise à rétablir la libre circulation des piétons, souvent contraints de marcher sur la chaussée, au péril de leur sécurité. « Il ne s’agit pas de chasser les commerçants ou les petits métiers, mais de leur rappeler que l’espace public a des règles. Le trottoir n’est pas un lieu de commerce, mais un espace de déplacement pour les piétons », a-t-elle déclaré.
L’initiative s’inscrit dans un programme plus large de réorganisation de la voirie et de lutte contre le désordre urbain. Elle prévoit, à moyen terme, une intervention progressive dans les autres arrondissements de la ville. À travers cette démarche, la Communauté Urbaine de Douala entend réduire les risques d’accidents, améliorer la fluidité des déplacements et offrir un cadre urbain plus structuré.

Avant le lancement des opérations de déguerpissement, une phase de sensibilisation a été menée auprès des riverains, commerçants et autres usagers de l’espace public. Des avertissements ont été distribués, suivis de rappels aux textes en vigueur sur l’occupation des trottoirs. Cette stratégie en deux temps (éducation puis intervention) vise à instaurer un climat de dialogue et de responsabilisation, tout en assurant l’efficacité des mesures prises.
La municipalité appelle les citoyens à soutenir cette dynamique en respectant les aménagements existants et en collaborant avec les forces municipales. Elle souligne également la nécessité pour les autorités administratives et les forces de l’ordre de maintenir une présence régulière sur le terrain afin d’éviter la reconstitution des installations illégales.

En poursuivant ces actions, Douala affirme sa volonté de bâtir une ville plus fonctionnelle, adaptée aux réalités urbaines et tournée vers un développement durable. L’implication des populations reste essentielle pour garantir le succès de cette transformation.
Yolande T







