Reboisement de la ville de Douala : L’Ordre National des Architectes du Cameroun apporte sa contribution
Pour célébrer le cinquantenaire de leur ordre national, les architectes du Cameroun, sous la conduite de leur vice-présidente, Caroline Barla, ont planté 50 arbres dans l’arrondissement de Douala 5e, ce 3 Mai 2025.
A 50 ans, l’on a largement franchi le seuil de l’âge qui symbolise la maturité… et généralement, l’on repense son mode de vie, ainsi que tout ce va avec. Au sein de l’Ordre Nationale des Architectes du Cameroun, cette philosophie est partagée. La preuve, le samedi 3 Mai 2025, dans le cadre des activités marquant son cinquantenaire, cette organisation a pris l’initiative de planter 50 arbres. Le site choisi pour ce reboisement, est le terre-plein central qui va du carrefour dit Rhône-Poulenc à Makèpè, en allant vers le carrefour des immeubles à Kotto, dans le 5e arrondissement de la ville de Douala.

Pour la vice-présidente de l’Onac, Caroline Barla, cette action vient en réponse à une problématique commune à toutes les cités urbaines. “Les villes perdent de plus en plus de verdure. Il faut que l’on revienne vers nos racines, vers le vert, réintroduire ce que nous avons su respecter en Afrique, à savoir la nature, l’environnement, parce que nous savons que c’est un régulateur de vie”, soutient-elle. Comme Caroline Barla, plusieurs de ceux qui ont connu Douala il y a trois décennies voire plus, se souviennent que “la ville était parsemée d’arbres qui lui donnaient une beauté et des espaces d’ombre, en réduisant les pics de chaleur”.
Pour cette action, l’Onac a bénéficié de l’accompagnement technique et matérielle de la Communauté Urbaine de Douala. Cette dernière lui a en effet fourni des protections pour ces 50 arbres plantés dont la taille varie entre 1,20 mètre et 1,5 mètre. La CUD a également mis à la disposition de l’Onac, un jardinier et des personnels de sa Direction de la planification urbaine et des aménagements de la mobilité, pour coordonner ce reboisement. Selon Winnie Kenfack en service justement dans cette Direction, ” l’espèce choisie est le lagerstroemia. C’est un arbre d’ombrage et ornemental. Ses racines s’infiltrent en profondeur dans le sol, sans constituer une menacé de dégradation de la chaussée”.

Les architectes sortis en nombre considérable pour cette activité qu’ils souhaitent étendre à d’autres villes camerounaises, ont promis de veiller à l’entretien pendant trois mois, des arbres plantés,. Ils espèrent susciter ce désir des villes vertes, auprès des populations et des entités pouvant financer des programmes du genre. Cela est la preuve qu’à l’Ordre National des Architectes du Cameroun, on a compris comme le martèle la vice-présidente de cette organisation, que “planter un arbre, c’est donner la vie”. Et ça, c’est tout dire.
Eric François Bekolo









