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Culture du manioc : Le Cameroun projette une production de 7 500 000 tonnes en 2025

Ce chiffre a été rendu public par le ministre de l’agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobe, au cours de la cérémonie solennelle d’ouverture du Festival International du Manioc « All Kasava », ce lundi 11 novembre 2024 dans la ville de Douala.

Plusieurs d’entre nous ne le savent peut-être pas. « Le manioc représente une part substantielle du PIB agricole au Cameroun ». La révélation est du ministre de l’agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobe. A l’occasion, le membre du gouvernement présidait ce lundi 11Novembre 2024 à la maison du parti de Douala, la cérémonie d’ouverture solennelle du Festival International du Manioc intitulé « All Kasava ».

Selon les statistiques du ministère de l’agriculture et du développement rural (Minader) en 2020, la production de manioc était estimée à environ 5,7 millions de tonnes, contribuant ainsi à hauteur de 350 milliards de FCFA au PIB agricole. “Ces chiffres montrent que le manioc est non seulement une culture de base essentielle pour la sécurité alimentaire, mais aussi un contributeur majeur à l’économie agricole et nationale. La stratégie de développement du secteur rural couplée au plan national d’investissement agricole (SDSR/PNIA 2020-2030) projette une production de 7 500 000 tonnes en 2025 et 10 000 000 tonnes en 2030 avec un accroissement de rendement à l’hectare devant atteindre 18 Tonnes/hectare en 2025 et 20 Tonnes/hectare en 2030 », a précisé le minader.

Le manioc face aux défis significatifs

Pour Yvette Doume Epse Banlog, présidente de l’association Femme, Action et Développement au Cameroun (Fadec), il est question au cours de cet important rendez-vous d’aller au-delà de la promotion du manioc. « Il s’agit d’une véritable plateforme pour promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes, afin de faire face aux défis actuels de sécurité et de souveraineté alimentaires », a-t-elle affirmé. L’initiative est salutaire quand on sait que, la filière manioc au Cameroun fait face à des défis significatifs qui entravent son développement optimal.

Les principales contraintes incluent des techniques agricoles obsolètes, un accès limité aux marchés, un manque d’infrastructures de transformation et une faible valeur ajoutée des produits dérivés. « Le secteur privé qui, à travers ses investissements doit aider à moderniser les infrastructures de transformation, améliorer les techniques de production et ouvrir de nouveaux marchés pour les produits dérivés du manioc n’est pas encore suffisamment impliqué dans l’émergence de cette filière. Aussi, les femmes qui jouent un rôle crucial dans la production et la transformation du manioc, n’ont-elles pas souvent un accès limité aux ressources, à la formation et aux opportunités économiques. Enfin, les conditions météorologiques extrêmes, telles que les sécheresses prolongées et les inondations perturbent les cycles de culture et réduisent les rendements du manioc », a déploré le ministre de l’agriculture et du développement rural.

Au regard de l’importance du manioc et du potentiel du Cameroun par rapport à cette spéculation, il est donc impératif de transformer la chaine de valeur du manioc avec un accent particulier sur l’amélioration de la production, de la transformation et de la commercialisation.

Catherine Aimée Biloa

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