Transport par moto-taxi : Douala prend les devants de la régulation du secteur
Une caravane de sensibilisation des conducteurs de moto-taxis a sillonné la ville de Douala, du 16 au 18 mars 2026. Par cette autre initiative du genre, la Direction de la police municipale et de la sécurité de la Communauté Urbaine de Douala (Dirpoms/CUD), appuyée de quelques acteurs du domaine, donne une ultime chance aux moto-taximen qui ne se sont pas encore fait identifier ou enrôler sur la plate forme numérique de la CUD.

Pour une meilleure organisation du transport par moto-taxi, Douala veut être en tête du peloton des villes camerounaises. Et ceux des acteurs du secteur qui veulent jouer les trouble-fêtes, ont reçu pendant trois jours, du lundi 16 au mercredi 18 mars 2026, un ultimatum. Celui-ci, sous fond de dernière sensibilisation avant la répression dans les tout prochains jours, leur a été donné par leurs collègues présidents de camps et leaders des syndicats des conducteurs de moto-taxis. Tout s’est passé, sous la houlette de la directrice de la Dirpoms/CUD, Arlette Wondje épse Alemoka, qui a saisi l’occasion pour faire libérer les trottoirs par endroit.

Au premier jour, comme pour donner le ton, la caravane, pendant près de 5 heures de temps, traverse de part en part, divers carrefours. Que ce soit au à “école publique Deido”, feu rouge Bessengue, rond point Deido, rond point 4e, douche municipale… les présidents de camps et les leaders syndicaux ont passé le même message : Celui d’inviter tout “benskinneur” à se faire inscrire et enrôler sur la plateforme digitale de la Communauté Urbaine de Douala. Si certains se sont immédiatement montrés réceptifs, d’autres n’ont pas caché leur réticence. Motif motif évoqué par ces derniers, la présence sur le chasuble qui matérialise cette inscription et cet enrôlement, du logo du partenaire de la CUD dans cette démarche.
De l’avis de la directrice de la Dirpoms/CUD, cette préoccupation ne saurait constituer un obstacle. “Ils ne sont pas obligés de porter ces chasubles. Ils peuvent arborer ceux de la CUD et qui ne disposent justement pas le logo publicitaire qu’ils boudent. Mais ce sera à leurs frais puisqu’il n’y a pas de gratuité pour cette catégorie”, explique Arlette Wondje épse Alemoka. Dès le mois d’avril 2026, après plusieurs mois de sensibilisation, va débuter la phase répressive. Elle consistera d’abord à interdire formellement, la circulation des récalcitrants à Akwa, ensuite à la mise en fourrière de leurs motos.

C’est en Juillet 2024, que le maire de la ville de Douala a mis sur pied, une plateforme pour l’identification des conducteurs de moto-taxis. Dr Roger Mbassa Ndinè par cette opération qui bénéficie de l’accompagnement d’une compagnie de téléphonie mobile, tient à sécuriser et moderniser le mode de transport urbain par les engins à deux roues. Ceux qui y adhèrent, ont droit gratuitement à un chasuble, un casque et une formation pour l’obtention du permis A. Plus d’un an après son lancement, un peu plus de mille benskinneurs ont été enregistrés et enrôlés. Ce qui demeure quasi insignifiant, quand on estime à plus de 100 mille, le nombre de personnes qui exercent cette activité dans la métropole économique de Douala.
Eric François Bekolo







