Cancers féminins : Le canton Bonambela œuvre pour l’éradication de ces tueurs silencieux
Sous l’impulsion de Sa Majesté Louis Din Dika, Bonambela est le théâtre ce 14 mars 2026, d’une campagne de dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus. Les participantes sont en outre sensibilisées sur la santé reproductive.
Le canton Bonambela a transformé son siège en centre de santé éphémère. Cette initiative royale, alliant médecine et tradition, vise à briser le tabou des cancers gynécologiques par le dépistage précoce. La force de cet événement réside dans sa dimension communautaire et préventive. En ciblant le cancer du sein et du col de l’utérus, les organisateurs s’attaquent aux pathologies les plus meurtrières chez la femme camerounaise. L’implication directe de médecins issus de la communauté, comme le Dr Gertrude Moukouri Samè, humanise le soin : il ne s’agit plus seulement d’un acte médical froid, mais d’une bataille engagée « à la source » pour inverser les pronostics vitaux avant l’apparition des symptômes.

Au-delà de l’examen clinique, la campagne innove par son approche pédagogique. En intégrant des démonstrations d’autopalpation et des causeries sur le planning familial, le projet Bonambela dépasse le simple diagnostic pour viser l’autonomie sanitaire des femmes. Cette stratégie permet de transformer chaque bénéficiaire en actrice de sa propre santé, capable de détecter des anomalies précoces dans son environnement quotidien. Enfin, cette mobilisation illustre une mutation intéressante du rôle de la chefferie traditionnelle. En s’appuyant sur l’autorité morale du Dr Louis Din Dika, la chefferie sort de son cadre purement coutumier pour devenir un levier de santé publique. Cette alliance entre le “trône” et la “blouse blanche” crée un climat de confiance indispensable pour aborder des sujets intimes et souvent redoutés comme le VIH ou les infections sexuellement transmissibles.
En rapprochant l’expertise médicale du terrain, les autorités de Bonambela font de la prévention un devoir citoyen. Ce modèle de solidarité locale place désormais la santé au cœur de l’identité communautaire.
Ingrig Mbalmog







