Infrastructure et désenclavement urbain: Le pont de Bonamatoumbé, un ouvrage à 1,8 milliard de FCFA pour libérer l’extension métropolitaine
Le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a donné le coup d’envoi officiel des travaux de construction du pont de Bonamatoumbé ce mardi 3 mars 2026. Attendu depuis plus de trois décennies par les populations, cet ouvrage métallique de 60 mètres, recevant l’appui du Ministère des Travaux Publics (MINTP), s’annonce comme le nouveau moteur du développement foncier et économique de cette zone périphérique du Wouri.

L’événement a pris des allures de fête populaire, marquant la fin d’une attente intergénérationnelle de 33 ans pour les habitants. Entre les mélodies traditionnelles et les acclamations des élites locales, l’émotion était palpable lors de cette cérémonie de pose de première pierre. « Je déclare lancés les travaux de cette route et de ce pont… l’exécutif municipal réalise aujourd’hui le rêve des populations », a martelé le Gouverneur Ivaha Diboua, rappelant avec satisfaction le chemin parcouru depuis l’époque où ce site n’était qu’une simple zone de décharge.

Sous l’orchestration du Dr Roger Mbassa Ndinè, Maire de la ville de Douala, le projet s’articule autour d’un montage technique rigoureux impliquant les entreprises SOCAF-TBC et MEK LOG pour une durée de réalisation de six mois. Sur le plan technique, Christian Npondo a présenté les spécificités de ce pont métallique isostatique offrant une portée libre de 56 mètres pour un franchissement fluide. Si l’infrastructure est intrinsèquement dimensionnée pour supporter des charges théoriques allant jusqu’à 100 tonnes, la Communauté Urbaine de Douala a déjà instauré une régulation préventive limitant l’accès aux véhicules d’un tonnage maximum de 5 tonnes. Cette stratégie vise à garantir la longévité de l’ouvrage tout en privilégiant le transport de passagers et le commerce de proximité.
Au-delà du génie civil, c’est toute une vision de métropole connectée qui se dessine. Le projet prévoit une route d’accès en 2×2 voies, tandis que le pont sera initialement configuré en 1×2 voies, avec une demande de doublement déjà envisagée par la mairie auprès de l’État pour fluidifier davantage le trafic futur. Ce désenclavement massif va libérer un potentiel foncier et agricole immense, transformant les barrières naturelles en opportunités. Comme l’a souligné avec émotion le chef de Bonamatoumbé : « Ce pont reliera les destins, il portera les pas des travailleurs, les rêves des étudiants et les espérances des commerçants ».
En transformant cette ancienne périphérie isolée en un nouveau pôle de modernité, ce chantier marque une étape majeure dans l’expansion géographique de la capitale économique. Avec une livraison attendue d’ici la fin de l’année, Bonamatoumbé s’apprête enfin à franchir le cap de son intégration pleine et entière au dynamisme de la métropole.
Téclaire Yetna








