Terrorisme transfrontalière : Blangoua devient le symbole d’une parfaite collaboration sécuritaire, après la libération de 20 otages
Les 20 otages enlevés dans la nuit du 13 au 14 février 2026 par la secte islamique Boko Haram, dans la localité de Kindjaku, arrondissement de Blangoua, région de l’Extrême-Nord, ont été libérés le lundi 23 février 2026. Leur libération est le fruit d’une coordination efficace entre les autorités locales et les forces de défense et de sécurité.
Cet exploit s’inscrit dans le cadre d’une dynamique de sécurité renforcée dans la région du Logone et Chari, suite à une série d’attaques récurrentes à Darack et Blangoua. Ces événements ont donné lieu à un renforcement notable des patrouilles et à une sécurisation des rives du Lac Tchad côté Cameroun. La vigilance accrue des forces de l’ordre a permis de désorganiser les projets des assaillants et de rendre possible la libération des otages, dont plusieurs mineurs.

Le préfet du Logone et Chari, accompagné de son équipe, s’était rendu à Blangoua dès les premières heures du kidnapping pour apporter soutien moral et matériel aux victimes. Ce geste s’est accompagné d’une promesse d’accompagnement du couple présidentiel pour pallier les besoins urgents des populations touchées par ces exactions. En dépit de la violence de l’incursion, deux victimes ayant perdu la vie durant les événements tragiques, les actions de solidarité se sont rapidement déployées pour venir en aide aux familles des victimes.
Les ex-otages, accueillis avec soulagement par le sous-préfet et le maire de Blangoua, ont été transportés directement au centre de santé local pour recevoir les soins nécessaires. Leur accueil par les autorités témoigne de l’engagement des responsables locaux à répondre de manière humaine et organisée face à ces crises sécuritaires.

Cette libération marque un tournant dans les efforts de sécurisation de la région et met en lumière les actions concrètes menées par les acteurs publics pour protéger les populations et soutenir les victimes de la violence. L’initiative des forces de défense et de sécurité, alliée à la mobilisation des autorités locales, démontre l’importance de la coopération dans la gestion des crises et la préservation de la stabilité dans les zones sensibles.
Ainsi, la libération des otages est bien plus qu’une simple victoire contre la barbarie : elle incarne l’espoir que les actions collectives, renforcées par une coordination efficace, peuvent offrir des solutions tangibles aux défis de sécurité dans les régions en crise.
Yolande T






