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Formation des sages-femmes : Des certificats d’accréditation reçus par cinq écoles au cours d’une cérémonie à Yaoundé

Les sésames, fruits de cinq années d’efforts constants, leur ont été remis ce mercredi 18 mars 2026, par Boukar, inspecteur général du ministère de la santé publique. Porté par le projet Pdvisidane et soutenu par des partenaires internationaux, cet acte marque une étape décisive pour la sécurisation des soins maternels et néonataux dans les régions de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord et du Sud.

​La cérémonie, présidée à Yaoundé par l’Inspecteur Général des Services Administratifs, Boukar, représentant le Ministre de la santé publique, s’est déroulée dans une atmosphère de satisfaction collective. Ce processus de labellisation ne se veut pas une simple formalité administrative, mais une garantie de qualité dans un secteur où la maîtrise technique est indissociable de la survie humaine. « Cette cérémonie est avant tout une manifestation de la confiance que l’État nous accorde », a confié avec émotion Noubi Noubi, Directeur de l’école des Sages-femmes de Bertoua, illustrant le soulagement des équipes pédagogiques après un long parcours de mise aux normes.

​L’évaluation, rigoureuse, s’est appuyée sur le dispositif du projet Pdvisidane pour passer au crible des établissements clés tels que l’école de Bertoua, l’Institut de Formation en santé de Maroua ou encore l’École des sciences médicales de Bissok. Pour obtenir le précieux sésame, les institutions ont dû répondre à cinq critères fondamentaux : la modernité des infrastructures, la disponibilité des équipements, la compétence des formateurs, le strict respect du curriculum national et la transparence de la gouvernance. Avec des scores de conformité oscillant entre 41 % et 97 %, les résultats témoignent d’une progression hétérogène mais réelle vers les standards internationaux.

​Ce saut qualitatif n’aurait pu être possible sans une synergie d’acteurs de premier plan. Malgré un contexte de ressources limitées, l’appui technique et financier de l’UNFPA, de la Banque Islamique de Développement, de l’Unicef et de la GIZ a permis de combler les déficits en équipements et en renforcement des capacités. Cette accréditation vient ainsi valider une stratégie de mutualisation des moyens au service de la santé publique, transformant des structures autrefois précaires en pôles de formation crédibles.

​Toutefois, les autorités et les directeurs d’écoles s’accordent sur un point : cette victoire est une étape, non une fin en soi. La validité de l’accréditation est limitée à deux ans, imposant une veille permanente sur la qualité des enseignements. En exhortant les responsables à « rehausser de façon continue la qualité des prestations », Boukar a rappelé que l’excellence est un mouvement perpétuel. « Si nous nous reposons sur cette accréditation, nous risquons de compromettre les acquis », a d’ailleurs prévenu Noubi Noubi, conscient que le véritable test se jouera chaque jour au chevet des patientes.

​En plaçant la barre aussi haut, le système de santé camerounais fait le pari de la compétence pour réduire durablement la mortalité maternelle. Le défi est désormais de transformer ces certificats en résultats cliniques concrets, afin que chaque sage-femme diplômée soit le rempart ultime contre les complications de l’accouchement. L’aventure de la qualité ne fait que commencer.

Ingrid Mbalmog

 

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