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Villes mortes : le peuple n’est pas un jouet

« Contre les villes mortes, je m’insurge ! » Ce cri pourrait être le mien, le nôtre, le vôtre. Bref, celui de tous ceux qui refusent que la colère populaire serve d’outil pour des ambitions personnelles. Du 3 au 5 novembre 2025, Douala et Yaoundé sont visées par un nouvel appel à paralysie. Mais cet appel n’est pas la contestation citoyenne, c’est la manipulation d’un peuple déjà fragilisé.

Tout cela pour quoi ? Moi, je dis non. Les villes mortes paralysent l’économie, isolent les plus faibles et étouffent la vie quotidienne. Quand des figures politiques comme Issa Tchiroma tirent les ficelles, il ne s’agit pas de courage, mais de cynisme pur : « Ne manipulez pas le peuple ! ». Chaque Camerounais reste libre de ses choix. Cette liberté ne doit pas devenir la monnaie d’échange d’ambitions personnelles.

Les villes mortes ne sont jamais neutres. Elles servent des intérêts privés et gonflent l’ego politique. Les plus vulnérables deviennent des boucliers humains dans un jeu qu’ils ne contrôlent pas. Ce qui se veut protestation se transforme en manipulation : « Le peuple n’est pas votre jouet ! ». Pendant ce temps, la vie continue de souffrir : commerces fermés, transports paralysés, services bloqués. La colère populaire est vidée de sa substance.

La paix ne se décrète pas en paralysant les villes. Suspendre l’activité économique et sociale ne crée pas de dialogue, elle impose la peur. Une ville silencieuse par contrainte n’est pas en paix : elle est muselée. La paix véritable exige justice, écoute et responsabilité collective : « Villes vivantes, citoyens libres ! ». Interdire la vie au nom de la protestation confond tumulte et courage, répression et autorité.

Il est temps de repenser notre responsabilité collective. La colère doit devenir moteur de solutions concrètes. Initiatives locales, projets inclusifs, plateformes de dialogue citoyen : chaque citoyen, entrepreneur et décideur a un rôle à jouer. Douala peut devenir un modèle où liberté et responsabilité se conjuguent : « Pas de peur, pas de paralysie, que de la vie ! ». Une ville vivante se mesure à sa capacité à transformer frustration et colère en actions positives.

Avant de condamner ceux qui refusent la paralysie, écoutons leur colère. Mais cessons de transformer le peuple en otage des ambitions personnelles. La vraie question n’est pas « Pourquoi tuer la ville ? », mais « Comment la faire vivre mieux ? ». Douala, Yaoundé ou toute autre grande ville du Cameroun mérite un espace où justice, dialogue et opportunité coexistent, et où chacun peut dire : « je vis, j’avance ! ».

JAN-NAJ, Le Republicain

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